2015
 
 
 

3 novembre 2015 : L’UnIPEF boycotte la CAP

édito

A de multiples occasions, (été 2014, début de l’année 2015 et été 2015), l’Administration a évoqué avec l’UnIPEF l’éventualité d’une baisse possible des taux pro/pro (promus/promouvables) à la fois pour les passages aux grades d’ingénieur en chef, d’ingénieur général et d’ingénieur général de classe exceptionnelle, et ceci dès 2016.

Nous avons à chaque fois exprimé notre opposition à cette mesure, considérant que ce n’était pas la façon la plus adaptée de répondre aux évolutions des structures, ni de contribuer efficacement à la réduction de la dépense publique. Cette question est en effet indissociable des enjeux de gestion du corps, de la mobilité et de la politique mise en place pour gérer les parcours professionnels, ainsi que l'image de marque de notre corps vis-à-vis des autres corps de hauts fonctionnaires.


Nous avons proposé à l’Administration d’autres solutions (voir nos suggestions).


A ce jour, l’UnIPEF n’a reçu aucune réponse à ces courriers ; en revanche, il semblerait que des propositions de baisse des taux pro/pro ont d’ores et déjà été faites par les Secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie à la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) et à la Direction du budget, alors qu’aucune concertation ni présentation de l’ensemble de ces propositions n’ont été faites.


En pré-CAP le 21 octobre nous avons fermement demandé à connaître, en séance ou avant la CAP du 3 novembre, les évolutions des taux de promotion définies par les deux secrétaires généraux (MEDDE, MELTR et MAAF).


L’Administration est restée muette. Elle a fait à nouveau le choix de la non-réponse, et ainsi celui de toujours tenir à l’écart les représentants élus des IPEF. Face à cette inertie et à ce refus de l’administration d’un dialogue de qualité, l’UnIPEF a décidé de marquer fortement son exigence de dialogue avec l’administration sur tous les dossiers affectant la gestion actuelle et future des IPEF. C’est à ce titre que l’UnIPEF a, préalablement à l’ouverture de la CAP du 3 novembre 2015, fait une déclaration concluant à la décision de boycott de cette commission, avant de quitter la séance aussitôt. L’UnIPEF occupant 7 sièges de représentants du personnel sur 10, la CAP n’a pu se tenir en son absence, faute de quorum.


Cet acte est fort et significatif. Il ne s’était jamais produit auparavant.


L’Administration a proposé une réunion avec les organisations syndicales représentatives pour débattre du sujet.


Les difficultés budgétaires de l'Etat réduisent ses marges de manœuvre mais nécessitent des décisions audacieuses et, plus que jamais, un vrai dialogue avec les organisations syndicales. Si dans le cas particulier des taux de promotion nous avons constaté une attitude de l'administration à l'opposé de ce qu'elle devrait être, il n’est pas trop tard pour l’améliorer et instaurer un vrai dialogue, respectueux et constructif, concernant l’ensemble des sujets de nature à affecter le parcours professionnel et la carrière des IPEF. Nous comptons sur l’Administration pour que la situation évolue positivement avec des résultats concrets.


Le Président
Thierry Dallard

 
 
 

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