2015
 
 
 

Moins de promotions pour les IPEF

édito

 


En pré-CAP, le 21 octobre dernier, nous avons fermement demandé à connaître, en séance ou avant la CAP du 3 novembre, les évolutions des taux de promotion proposées par les deux secrétaires généraux (MEDDE-MLETR et MAAF). L’Administration est restée muette.


C’est à ce titre que l’UnIPEF a, préalablement à l’ouverture de la CAP du 3 novembre 2015, fait une "déclaration" concluant à la décision de boycott de cette commission, et a quitté la séance. L’Administration a proposé une réunion avec les organisations syndicales représentatives pour débattre du sujet. Elle s’est tenue le 18 novembre [1] et…


Le couperet est tombé
Les taux de promotion des IPEF passeront dès 2016 à :
20% pour ingénieur en chef soit une baisse de 20% du taux de promotion,

12% pour ingénieur général de classe normale soit une baisse de 14%
10% pour ingénieur général de classe exceptionnelle soit une baisse de 9%.



 


A lire ces chiffres, nous ne pourrons que constater la différence de traitement et le peu de cas que fait l'Administration de l'un de ses corps d’encadrement supérieur !


Circulez ! Il n’y a rien à voir
La réunion convoquée en urgence, le 18 novembre, n'a rien apporté.
L'Administration a tout d’abord admis qu’il y avait eu un manquement dans le dialogue social …
- Puis a précisé que la baisse des taux n’était pas négociable ![2]
- Mais, qu'au delà des mesures de court terme (baisse des taux)[3] des mesures de moyen terme pour une meilleure gestion du corps seraient prises…
Permettez-nous d'en douter : Cela fait 6 ans que l’UnIPEF soulève ces questions, (formation initiale, postes de sortie d’école, ouverture vers les collectivités et les établissements publics sans pénalisation au retour, critères MAAF de promotion en chef etc...)… et que rien ne se passe.


Nos solutions restent sans réponse
Par courrier du 29 septembre (lecture du courrier - dans votre espace adhérents), l’UnIPEF a rappelé quelques-unes des solutions qu’elle a présentées à l’administration ces derniers mois  (voir les "propositions pour une meilleure gestion"). Courrier sans réponse à ce jour mais "c'est promis on va vous répondre "..., à moyen terme sans doute.


Parmi ces solutions, l’incitation au départ n'avance toujours pas alors que l'Administration elle-même l'envisageait début 2015 (voir le compte-rendu de la réunion SG OS du 28/1/15 - dans votre espace adhérents). Pourquoi, alors que les outils sont en place ? Au-delà du fait qu’elle libérerait des postes de responsabilités pour les jeunes, elle permettrait des économies substantielles (environ 150k€/IG, non compris la prime de départ) à comparer à celles entraînées par la baisse des taux : 230k€ pour les 21 postes perdus d’ingénieur en chef + 180k€ pour les 22 postes perdus d’ingénieur général.
Il suffirait ainsi d’accompagner le départ volontaire – non remplacé - de 3 à 6 ingénieurs généraux par an pour compenser le gain attendu des baisses de taux de promotion.


Par ailleurs, compte-tenu de la baisse des taux, nous avons demandé que les 1er et 2ème échelons d’ingénieur en chef soient rehaussés au niveau de ceux des ingénieurs des Mines et des Administrateurs Civils (801 et 852).


Nécessité de restaurer d’urgence un dialogue social efficace
En fin de réunion, l'Administration nous a assuré que :

- elle répondrait prochainement à notre saisine du 29 septembre,
- elle nous réunirait régulièrement pour faire avancer les sujets de fond,
- elle serait plus à l'écoute de nos propositions lors de la prochaine CAP promotion que lors de celle de l'an dernier (où par exemple, aucun débat n'avait été ouvert sur la liste des ingénieurs de classe exceptionnelle).


Ces mesures, minimales, ne suffiront pas à répondre à l’attente des IPEF de voir se recréer un dialogue social à la hauteur de ce que demande le Premier ministre.
Au-delà des bonnes paroles, ce sont des actes que nous demandons. Aux Secrétaires Généraux de nous montrer qu’ils en sont désormais capables.


Thierry Dallard
Président de l'UnIPEF

Aldo Massa
Vice-président en charge de l’action syndicale


                                                     
 
______________


[1] A laquelle la CFDT était absente, sans doute du fait qu’elle aurait voté en CTM le principe d’une baisse des rémunérations des cadres supérieurs pour permettre une hausse de celles des catégories C ?


[2] En séance la Secrétaire Générale du MAAF a précisé qu’elle avait demandé une plus forte baisse des taux mais qu’elle s’était laissée convaincre par le SG du MEDDE de ne pas aller plus loin !.


[3] Et création d’un chargé de mission des IPEF au MAAF en 2016 – alors que nous demandons depuis 6 ans une équipe de pilotage commune aux deux ministères allant bien au-delà du CEGIPEF

 
 
 

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